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ACTE II, SCÈNE IX

CLÉON

Que vous me dégagiez.

Allez trouver Julie, et lui faites comprendre Que d'un nouvel amour je n'ai pu me défendre; Que comme nos humeurs..,

LE COMTE

Ne me prescrivez rien ; Je sais ce qu'il faut dire, et je le dirai bien. En cette occasion, usons de politique : Envoyez à Julie un présent magnifique.

Pour lui faire agréer que vous rompiez tous deux. Et qu'il vous soit permis de former d autres nœuds. Vous savez à quel point elle est intéressée...

CLÉON

C'est bien dit.

Le hasard féconde ma pensée.

[il tire un écrin.j

Voici les diamants que vous lui destiniez. Le fameux usurier de qui vous empruntiez Les avait pris en gage, et vient de me les rendre. Je les porte à Julie, et les lui ferai prendre Comme un prix éclatant de votre liberté.

CLÉON

Ce projet me parait assez bien concerté. Je m'abandonne à vous.

LE COMTE

Je vais trouver Julie.

Rentrez; je rejoindrai bientôt la compagnie. Et je vous rendrai compte à l'oreille, en deux mots. De ce que j'aurai fait.

CLÉON, Tembrassant.

Je vous dois mon repos.

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