ACTE II, SCÈNE X
Que mon intention n*est point de le contraindre Sur nos engagements, qu'il souhaite d'enfreindre, Que je l'en rends le maître, et que je fais des yœux Pour qu'une autre que moi puisse le rendre heu-
[reux, Quoique j'ose en douter ; et qu'au surplus j'ac- Le présent qu'il me fait. [cepte
FINETTE, prenant l'écrin.
Bon cela. Le précepte Qu'on m'a le plus prêché, que j'ai le mieux suivi. C'est qu'il faut toujours prendre.
LE COMTE
11 sera très ravi D'un procédé si doux. Oserai-je vous dire Que l'unique bonheur pour lequel je soupire, C'est aue son inconstance et son aveuglement Vous fassent écouter un plus fidèle amant? Je sais bien que, toujours circonspecte et sévère. Votre vertu vous tient soumise à votre père ; Consentez-y, Madame, et je vais lui parler-
JULIE, d'un air froid.
Vous le pouvez. Monsieur.
LE COMTE
Mais, sans dissimuler.
Si je puis obtenir que le Baron prononce En ma faveur
JULIE
Pour lors, je vous ferai réponse.
LE COMTE
Cela suffit, Madame, et je n'oublirai rien. Comptant sur votre aveu, pour obtenir le sien.