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ACTE Ilf, SCÈNE III

PASQUIN, embarrassé.

Demandez à Finette, elle sait mieux que moi...

FINETTE. [tude...

Monsieur... c'est quMl s'est fait... une étrange habi- Pendant toutes les nuits... il s'applique à Tétude^ Et ne s'endort jamais... qu'après qu'il a dîné.

GÉRONTE

Parbleu ! plus vous parlez, plus je suis étonné. Un pareil changement ne saurait se comprendre. Mon neveu, qui jamais, n'a voulu rien apprendre, Qui haïssait l'étude à la mort, maintenant Passe les nuits à lire?

PASQUIN

11 est plus surprenant De l'avoir vu prodigue, et de le voir avare.

FINETTE

L'homme est un animal si changeant, si bizarre!

GÉRONTE. [heur.

Mais, l'éveiller pour moi n'est pas un grand mal- Je veux le voir. Entrons.

FINETTE, le retenant.

Auriez-vous bien le cœur D'interrompre son somme?

GÉRONTE

Oui.

PASQUIN, le retenant à son tour.

Souffrez qu'on vous dise Qu'un réveil en sursaut...

GÉRONTE, se débarrassant.

Tarare !

FINETTE, le rattrapant.

La surprise Peut le rendre malade. Attendez à ce soir.

GÉRONTE

Non, ma joie est trop grande, et je prétends le voir.

Puisque vous résistez à ce qu'on vous conseille, Pour le surprendre moins, souffrez que je l'éveille.

GÉRONTE

Eh bien ! va l'avertir que je l'attends ici.

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