‹ Théatre choisiChapitre 443 sur 471 · FINETTE, PASQUIN · texte numérisé non relu

FINETTE, PASQUIN

LE MARQUIS entre, tenant une serviette; il est ivre.

Eh ! Cléon !

CLÉON, à part.

Le bourreau !

PASQUIN, à Finette.

Le Marquis! Comment faire?

LE BARON

Ahî c'est monsieur mon fils!

Bonjour, Monsieur mon père,

[a Cléon.]

Comment vous portez-vous? Que fais-tu donc ici Avec ces bonnes gens?

Destouchbs. 3 0

CLÉON

Eh! tu me perds.

LE BARON, à Géronte.

Voici Un des savants...

GÉRONTE

0 ciel !

LE BARON

Que céans on rassemble...

LE MARQUIS

Nous sommes là-dedans plus de quarante ensemble*

GÉRONTE

Plus de quarante !

LE MARQUIS, lui frappant sur Tépaule.

Oui. Bonjour, vieux roquentin ; Vous me voyez bien rond? Quand on a de bon vin, On boit à ses amours ; cela grimpe à la tète, Et le cœur s'attendrit. Mon cher Cléon, ta fête Te coûtera bon ; mais elle te fait honneur.

LE BARON, à Géronte.

Faites la révérence à Monsieur le docteur.

GÉRONTE, à aéon.

Ah! ah I c'est donc ainsi qu'on me berne?

CLÉON, à part.

J'enrage !

LE MARQUIS, à Géronte.

Entrez, vous allez voir un fort joli ménage.

GÉRONTE, à Pasquin.

Eh bien 1 maître fripon !

PASQUiN, s'esquivant.

Très humble serviteur *j Je m'en vais prendre aussi le bonnet de docteur.

GÉRONTE, à Finette;

Le scélérat ! Et toi, madame l'impudente. Peux-tu?. .

FINETTE, lui fiiisant la révérence.

Mon cher monsieur, je suis votre servante ; Si vous avez du goût pour messieurs les savants. Comptez que, jour et nuit, on les trouve céans.

GÉRONTE, la poursuivant.

Tu me railles encore !

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