‹ Théatre choisi; nouvelle édChapitre 74 sur 369 · SCÈNE · texte numérisé non relu

SCÈNE

OCTAVE, seul.

Je reconnais, Amour, ton pouvoir immortel ; Mon âme t'est un temple, et mon cœur un autel: Mais n'en exige point ce honteux sacrifice ; Fais plutôt que l'autel et le temple périsse. Moi, dieux, que j'aime Laure ! Insolent Ixion, Quel dessein et quel vol prendrait ta passion ? Que je perde sans fruit, par cette perfidie, L'amitié de mon prince et l'amour de Lydie ! Inutile, importun et coupable penser, De quel trouble d'esprit me viens-tu traverser? 0 signe trop sensible et preuve trop certaine Du pouvoir de l'Amour sur la faiblesse humaine î Un homme peut commettre en la garde d'autrui

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