SCÈNE XV
Les pticêdenis^ l'idolâtrie.
l'idolâtrie.
Une parole ne doit pas triompher de ma gloire, ni un mensonge faire oublier mes victoires. Que dans cette nuit ma splendeur brille de la lumière du jour! Balthasar, prince suprême, roi divin, plus qu'humain, pendant qu'un profond sommeil donnait le silence à vos sens, faisait trêve à votre pensée, mon amour, toujours attentif à votre gloire, veillait pour vous élever, cat l'affection ne sait pas s'endormir. Un opulent fesiitvtîigA'Ç'^^^^^'^'^'^^^^^s, que la gourman-
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de O.U^S ■'lotCOS v^f.uVs dv' \v'i:OS t^:llOl;Ut*ti*S. JI,M\\.1(CS
qiio TArabio homoiiso pi.»*UîU d.ius sos ni.»!it4};nos. sorvMU p."»ur > vHis Si'ul uu mois qui s.iîisli'i.i \,»iio ov-brat. Ui\o musUiuo sv.nphvMÛquo, ni ii,»p i.ippiv» chùv* do vous, ni tr ^p vM n^\iu\\ p.u sos .Kvouis mesurôs» carossoi.1 n »>iro vuoillo. Los Maiulios nappos. brod«^s do lis et d'aMllofs Iv^rmant do j'.r.uioux dossins, qui font ross^^rtir lour Mandiour, forvMU i^pr^uvor au toucher uno sensation d'<il6j;anto suavité dont viujs serez enchante^, le nectar, Lanibroisie, les boissons jïlacêes (il sulîît de les nommer) distilkVs de la rose et de la ileur dViran^jor, vous seront servies ;\ leur temps entre les plais, et Tessai et la distribution dos breuvages et des mets alternera pour le plaisir du goût. Mais pour que les coupes témoignent de votre triomphe, il faut vous servir des vases consacrés au grand Dieu d'Israël, que Nabuchodonosor enleva à la belle Jérusalem, le jour qu'il étendit sa puissance dans rOrient. Ordonnez, seigneur, de les apporter. V boirez dans ces vases à la santé des Dieux, en fanant ce trésor dans le temple des Idoles que i*adi Le dessert sera dans mes bras ; j'imaginerai des brasscmcnts, j'inventerai des entrelacements, dignes de votre grandeur, de votre magnificence, de vos vî toires, de vos richesses. Ce sera le mets de l'am^i dans un festin où se rassasieront à la fois Todni la vue, l'oreille, le goût et le toucher.
"^ BALTHASAR
En te voyant, j'oublie les songes que j'ai faits ; \ m'éveille à ta gracieuse lumière, et je crois plutôt c que je vois que ce que j'ai rêvé. Seule, ta lumièr pouvait me distraire de la simple mélancolie qi: occupait mon esprit.
LA PENSÉE
Oui, vive le Ciel I je m'attendais, tant tu es pe sensé, à te voir dédaigner un pareil festin. Mais faî sons la fête, divertissons-nous ; que cette nuit fass oublier les larmes I ma folie peut conduire à l'ivresse mais tout se passe dans l'intérieur de la maison.
BALTHASAR
Esclave, ces vases qui servaient dans le Templ (merveille sans égale), aux prêtres d'Israël, je veu qu'ils me servent aujourd'hui.
LA PENSÉE
Je te félicite de ton bon goût.
BALTHASAR
Qp'on aille les chercher !