‹ Théatre choisiChapitre 155 sur 155 · L*IDOLATRIE · texte numérisé non relu

L*IDOLATRIE

Je n'en comprends aucun, je ne connais pas met les caractères.

BAI.THASAR.

Toi, Vanité, dont l'esprit p6iètre les sciences pi fondes des magiciens et des devins, que lis-tu, d que lis-tu ?

LA VAKITÈ.

Mon esprit n'en saisit pas une lettre, je les ign< toutes, oui toutes.

BALTHASAR

Et toi, Pensée, que devines-tu ?

LA PEKSÉE.

Tu t'adresses à bonne enseigne ; je suis folle, ne comprends rien.

l'idolâtrie.

Daniel, cet hébreu, qui a interprété les songes • l'arbre et de la statue, pourra le dire.

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SCftN'K XVîrt.

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DANfF.f .

Ecoutez dîne ;ive,: Atc^îi-^n. Man*, ii{fu\i\c. <jmp Leu a compté les j vjrs de Vm rèi^nc ; Thr^rl^ qur

en as rempH îc nombre, et qwc cUu% 1a bal;if»/:c il y a plus de pla:e p vjr un seul crime ; l'ham, que n royaume s?ra ra\a:;c et deviendra la pr/ic des îrses et des MéJes. Ces! ainsi que la nui ri d'>* Dieu écrit ta sentence de s^.n doijjt, <:t sa jusii^e \j, mme c'est le droit, en remettre Tcxécutiori au br.is culier ; car Dieu t'a condamne parce que lu as pi^) né les vases de son auiel,en les livrant aux ouiMtîos

au mépris. Aucun mortel ne doit abuser de» > asos i temple, qui sont réservés au sacrement de U l>>i ; grâce, quand la loi écrite sera etlaoée p4r U \\\i\\\\ i temps. Oui, profanCi les vases du teuïple e-îi \\\\ ime énorme ; écoutez, mortels, écomoA : iU ivu nnentla vie et la mort ; car qui commiuilo on i^uw

péché, profane le vase du temple,

BALTHASAK*

Ils renferment la mort ?

LA MORT

Oui, quaad moi, fille Impitoyable du pi&chi| |o Ul ésente ; tu as bu leur poison uiorlclp tu vu .ourir.

HAI.TIIASAK.

Je te crois, je te crois, wxài^xt larési8tAnc« de

l66 LE FESTIN BE BALTHASAR.

tence, ManCy Thecel, PhareSy du jugement du Die suprême. II condamne inexorable celui qui profafl les vases divins, et celui qui communie en état d péché profane le vase du temple.

{//s sortent tous Us deux y tout eft luttant^

l'idolâtrie.

Endormie du sommeil de l'oubli, je m'éveilli Puisque Dieu n'exclut pas Tidolâtrie, comme je '. vois par le drap rempli d'animaux de toute espèci quand le Christ ordonnera à Pierre de les tuer et ( les manger, qui pourra voir la claire lumière delà 1 de grâce, ô ciel, qui aujourd'hui est la loi écrite ?

LA MORT revenant avec une épie et une dague ^ vêtue tna^ fiquement^ couverte de son manteau à têtes de mort.

Oui, tu peux la voir figurée dans la toison de G déon, dans la manne du désert, dans le miel sorti la gueule du lion, dans l'agneau pascal, dans le pa sacré de Proposition.

DANIEL

Et si ces figures ne te la font pas reconnaître, i connais cet heureux temps par le miracle prophétiq de cette table couverte de pain et de vin ; mervei admirable, par laquelle Dieu représente le sacremt le plus auguste !

(Parait une taJble^ semblable à un autel; au milÙH un codice et ime hostie enlre deux aerges,)

13 VESTIN DE BÂUtfASMI* 167

l'idolâtrie.

Moi, qui fus l'Idolâtrie, qui adorai des idoles fausses et stupides, j'abolis aujourd'hui mon nom et le leur. Je serai désormais la Latrie, ou adoration de cet auguste sacrement. Puisque Madrid célèbre aujourd'hui sa fête, veuillez oublier les nombreux défauts de l'humble génie de Pierre Calderon, pardonner nos fautes et les siennes, vous souvenant que jamais l'exécution n'atteint à la hauteur du désir.

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