‹ Théatre choisiChapitre 17 sur 155 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

Les /réc/dentSf richard, célio.

RICHARD

Ou l'as-tu laissé ?

(i) On supprime ici qaelques vers peu décents.

DEtJXIÊME JOURNÉE. 49

CÉUO.

GIL

C'est un voleur, ne Tatteuds pas.

RICHARD

Eusèbe, que voulez-vous ?

GIL

Il l'a appelé Eusèbe ?

MENGA.

Oui.

EUSÈBE

Oui, je suis Eusèbe. Qji'avez-vous contre moi ? Personne ne répond ?

MENGA.

Gil, as-tu un bâton et une fronde ?

GIL

J'ai le diable qui puisse t'emporter.

CÉLIO

Dans le^ plaines paisibles que forme le pencliant de la montagne, et que la mer borde par derrière, )*ai vu une troupe de paysans, qui vient en armes contre vous. Je pense qu'elle n'est pas loin. C'est ainsi que Curcio exécute sa vengeance. Voyez ce que vous comptez faire ; rassemblez votre monde et partons.

EUSÈBE

Il vaut mieux fuir maintenant, car cette nuit il y a de l'occupation. Vous deux, venez avec moi ; je vous confie, et j'ai raison, ma réputation et mon honneur.

RICHARD

Vous le pouvez bien ; car, pour Dieu, je me ferais tuer à vos côtés.

EUSÈBE

( Paysans, je vous laisse la vie, seulement pour que vous portiez un message à mon ennemi. Dites à Curcio, que moi, avec tant de compagnons intrépides, je ne fais que défendre ma vie, mais que je ne le poursuis" pas ; qu'il n'a pas de motif pour me poursuivre de la sorte. Car je n'ai pas donné la mort à Lisard avec guet-apens ou trahison ; je l'ai tué dans un combat corps à corps, sans avoir sur lui aucun avantage que je sache. Avant qu'il n'expirât, je l'ai porté dans mes bras à un endroit où il a pu se confesser ; cette action mérite de la reconnaissance. Mais s'il veut se venger, j'ai de quoi me défendre. (aux hrigands.) Et maintenant, pour que ces paysans ne voient pas par où nous allons, attachez-les entre ces arbres, bandez-leur les yeux, pour qu'ils ne puissent rien observer.

RICHARD

Il y a ici une corde.

CÉLIO

Allons, dépêche-toi de venir.

GIL

Ils m'ont mis en saint Sébastien.

MENGA.

Et moi en sainte Sébastienne ; mais attachez-moi tant que vous voudrez, seigneur, pourvu que vous ne i22e ruiez pas.

GIL

Ah, seigneur, ne m'attachez pas ! que îe sois un coquin, si je m'enfuis. Jure *aifesi, Menga, fais le même serment.

CÉUO.

Les voici attachés.

EOSÈBE.

Mon* projet va bien ; la nuit menace cPôtre sombre en étendant son voile ténébreux. Julie, quand le ciel te protégerait, je vais conquérir ta beauté. (Les brigands ien vont, laissant gil et aienga attachés,)

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