SCÈNE vn
Un autre côté de la montagne. JULIE.
JULIE
A peine je foule l'herbe de la forêt que j'ai cherchée, que j'entends des voix horribles, que je vois des champs de guerre. Les échos de la poudre qui détonne, l'éclat de l'acier qui brille blessent mes yeux ou troublent mon oreille. Mais qu'est-ce que je vois? Dispersé et vaincu, tout l'escadron d'Eusèbe se retire déjà devant l'ennemi. Je veux me joindre aux gens d'Eusèbe, lui rendre mes bonnes grâces. Si je puis les ranimer, je serai, pour le défendre, l'étonnement du monde, le fer de la Parque, le fléau cruel de leurs existences, l'épouvante, par ma vengeance, de la
posténté, et l'admiration de ce siècle.
{Elle sort.)