‹ Théâtre choisi (volume 2)Chapitre 100 sur 488 · ACTE I, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE II

m peut changer d'amant *, mais non changer d'époux.

tabliez Curiace, et recevez Valère,

ous ne tremblerez plus pour le parti contraire ,

©us serez toute nôtre, et votre esprit remis*

'aura plus rien à perdre au camp des ennemis. îoo

CAMILLE

onnez-moi des conseils qui soient plus légitimes, t plaignez mes malheurs sans m'ordonner des crimes. >uoiqifà peine à mes maux je puisse résister, aime mieux les souffrir que de les mériter.

JUUE

|ûoi ! vous appelez crime un change* raisonnable ' ? i tir;

CAMILLE

iuoi ! le manque de foi vous semble pardonnable'.'

JULIE

nvers un ennemi, qui peut nous obliger?

CAMILLE

rata serment solennel, qui peut nous dégager?

JULIE

ous déguisez en vain une chose trop claire :

s vous vis encore hier entretenir Valère, 160

t l'accueil gracieux qu'il recevait de vous

m permet de nourrir un espoir assez doux.

CAMILLE

ije l'entretins hier et lui fis bon visage, 'en imaginez rien qu'à son désavantage ; e mon contentement un autre était l'objet. 16s

lais pour sortir d'erreur sachez-en le sujet; î garde à Curiace une amitié trop pure our souffrir plus longtemps qu'on m'estime parjure. Il vous souvient qu'à peine on voyait de sa sœur ar un heureux hymen mon frère possesseur. 170

>uand. pour comble de joie, il obtint de mon père

1. Ces maximes sur le change ou neonstanee en amour, sont un des îux communs de la tragédie cornésnne (Cf. Cid. 1002; Hor., 1108 ; Pol., >61). Comme les maximes d'immoilite politique si fréquentes aussi dans

mat iq ues avec ses trois moments bien marqués : le désespoir de Ca-mille lorsqu'elle se voit séparée de son amant (169-187); la confiance superstitieuse de l'amante crédule aux oracles , et les transports de joie qui lui font voir par-

théâtr.-. ce sont d'évidents sopliis- tout limage de Curiace (188-214;: le-

ies qui provoquent le plus souvent de funèbres pressentiments qui l'assail-

part du principal personnage une lent de nouveau au début du combat

'fntatioii éloquente. (214-222).

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