ACTE II, SCÈNE I
mi m'a jadis coûté tant ée peine et de sang-,
lifln tout ce qu'adore1 en ma haute fortune i t'un courtisan flatteur la présence importune ,
'est que de ces beacrtés dont l'éclat éblouit, I qu'on cesse d'aimer sitôt qu'on en jouit. , 'ambition déplaît quand elle est assouvie, Tune contraire ardeur son ardeur est suivie : A comme notre esprit, jusqu'au dernier soupir,
oujours vers quelque objet ponsse quelque désir,
1 se ramène en soi , n'ayant plus où se prendre ,
]t monté sur le faîte, il aspire* à descendre"2.
"ai souhaité l'empire, et j'y suis parvenu;
•lais en le souhaitant ., je ne l'ai pas connu :
)ans sa possession j'ai trouvé pour tous charmes
Veffroyables soucis, d'étemelles alarmes,
dille ennemis secrets, la mort à tous propos,
5oint de. plaisir sans trouble, et jamais de repos*.
jylla m'a précédé dans ce pouvoir suprême :
.,e grand César mon père en a joui de même;
)'un œil si différent tous deux l'ont regardé.
v)ue l'un s'en est démis, et l'autre l'a gardé :
dais l'un, cruel, barbare, est mort aimé, tranquille,
Homme un bon citoyen dans le sein de sa ville;
Vautre, tout débonnaire, au milieu du sénat