ACTE V, SCÈNE II
Dût le peuple en fureur pour ses maîtres nouveaux isas
De mon sang odieux arroser leurs tombeaux,
Dût le Parthe vengeur me trouver sans défense,
Dût le ciel égaler le supplice à l'offense,
Trône, à t 'abandonner je ne puis consentir :
Par un coup de tonnerre il vaut mieux en sortir; '.'-30
Il vaut mieux mériter le sort le plus étrange.
Tombe sur moi le ciel, pourvu que je me venge ' !
J'en recevrai le coup d'un visage remis* :
Il est doux de périr après ses ennemis,
Et de quelque rigueur que le destin me traite, 153 5
Je perds moins à mourir qu'à vivre leur sujette^
Mais voici Laonice; il faut dissimuler Ce que le seul effet * doit bientôt révéler.