ACTE III, SCÈNE I
PRUSIAS
De la part d'un amant ce n'est pas grand miracle.
Cet orgueilleux esprit, enflé de ses succès.
Pense bien de son cœur nous empêcher l'accès; 730
Mais il faut que chacun suive sa destinée.
L'amour entre les rois ne fait pas l'hyménée
Et les raisons d'État, plus fortes que ses nœuds,
Trouvent bien les moyens d'en éteindre les feux.
FLAMINIUS
Comme elle a de l'amour, elle aura du caprice. 73i>
PRUSIAS
Non, non; je vous réponds, Seigneur, de Laodice :
Mais enfin elle est reine, et cette qualité
Semble exiger de nous quelque civilité.
J'ai sur elle après tout une puissance entière;
Mais j'aime à la cacher sous le nom de prière. 740
Rendons-lui donc visite et comme ambassadeur,
Proposez cet hymen vous-même à sa grandeur.
Je seconderai Rome, et veux vous introduire.
Puisqu'elle est en nos mains, l'amour ne vous peut nuire.
Allons de sa réponse à votre compliment 7 is
Prendre l'occasion de parler hautement1.