SÉVÈRE, FABIAN
SKVÈRE.
('cependant que Félix donne ordre au sacrifice, Pourrai-jeprendreuutempsàmes vœux si propice? Pourrai-je voir Pauline, et rendre à ses beaux yeux L'hommage souverain que l'on va rendre aux dieux? Je ne t'ai point celé que c'est ce qui m'amène, Le reste est un prétexe à soulager ma peine ; Je viens sacrifier, mais c'est à ses beautés Que je viens immoler toutes mes volontés.
FABIAN
Vous la verrez, seigneur.
SÉVÈRE
Ah, (juel comble de joie !
Cette chère beauté consent que je la voie! Mais ai-je siu' son âme encor quelque pouvoir? Quelque reste d'amour s'y fait-il encor voir? Quel trouble, quel transport lui cause ma venue! Puis-je tout espérer de cette heureuse vue? Car je voudrais mourir plutôt que d'abuser Des lettres de faveur que j'ai pour l'épouser; Elles sont pour Félix, non pour triompher d'elle. Jamais à ses désirs mon cœur ne fut rebelle; Et si mon mauvais sort avait changé le sien, Je me vaincrais moi-même, et ne prétendrais rien.
FABIAN
Vous la verrez, c'est tout ce que je vous puis dire.
SÉVÈRE
D'où vient que tu frémis, et que ton cœur soupire?