‹ Théatre choisi (volume 3)Chapitre 236 sur 373 · ACTE I, SCÈNE VI · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE VI

Faire sonner Lamboy, Jean de Vert, et Galas * ; rsommorquelquescliàteauxdequilesnonisbarbares, Pbjs ils ])lesscniroreille,etphisleurseniljlentrares; Avoir toujours en Ijouolie an.irles, li.enes, fossés, Vedette, contrescarpe, et travaux avancés : Sans ordre et sans raison, n'importe, on les étonne ; On leur fait admirer les baies (]u"on leur donne : Et tel, à la faveur d'un semblable débit, Passf pour homme illustre et se met en crédit.

rLITON.

A qui vous veut ouïr, vous en faites bien croire ; Mais celle-ci bientôt peut savoir votre histoire.

DORANTK.

.l'aurai déjà frn frné chez elle quelque accès ; Filt, loin d'en redouter un malheureux succès, Si jamais un fâcheux nous nuit par sa présence. Nous pourrons sous ces mots être d'intelliirence. Voilà traiter l'amour, Cliton, et comme il faut.

CLITuN.

A vous dire le vrai, je tombe de bien haut. Mais parlons du festin: Urgande et Mélusine >"ontjamaissur-le-champ mieux fourni leurcuisine, Vous alloz au delà de leurs enchantements: Vous seriez un grand maître ; faire des romans ; Ayant si bien en main le festin et la guerre, Vos gens en moins de rien courraient toute la terre, Et ce serait pour vous des travaux fort légers Que d'y mêler partout la pompe et les dangers, Ces hautes fictions vous sont bien naturelles.

DORANTE

J'aime à braver ainsi les conteurs de nouvelles ;

Et sitôt que j'en vois quelqu'un s'imaginer

Que ce qu'il veut m'apprendre a de quoi m'étonner,

Je le sers aussitôt d'un conte imaginaire

Qui l'étonné lui-même, et le force à se taire.

Si tu pouvais savoir quel plaisir on a lors

De leur faire rentrer leurs nouvelles au corps...

CLITON

Je le juge assez grand ; mais enfin ces pratiques Vous peuvent engager en de fâcheux intriques.

DORANTE

Nous nous en tirerons ;'mais tous ces vains discours M'empêchent de chercher l'objet de mes amours;

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