‹ Théatre choisi (volume 3)Chapitre 296 sur 373 · RODOGUNE, ORONTE, LAONICE · texte numérisé non relu

RODOGUNE, ORONTE, LAONICE

RODOGINE.

Voilà comme l'amour succède à la colère, (lomme elle ne me voit qu'avec des yeux de mère, (lonime elK^ aime la paix, comme elle fait un roi. Et comme elle use enfin de ses fils et de nu)i. Et tantôt mes soupçons lui faisaient une olfense? !''lle n'avait rien fait qu'à sa juste défense? Lorsque tu la trompais elle fermait Jes yeux ? Ah! (|ue ma défiance en jugeait beaucoup mieux ! Tu le vois, Laonice.

LAOMCE.

Et vous voyez, madame, Quelle fidélité vous conserve mon Ame, Et qu'ayant reconnu sa haine et mon erreur, Le cœur gros de soupirs, et frémissant d'horreur, .Je romps une foi due aux secrets de ma reine. Et vous viens découvrir mon erreur et sa haine.

RODOGUNE

Cet avis salutaire est l'unique secours

A .qui je crois devoir le reste de mes jours.

Mais ce n'est pas assez de m'avoir avertie,

Il faut de ces périls m'aplanir la sortie ;

Il faut que tes conseils m'aident à repousser...

LAOMCE.

Madame, au nom desdieux, veuillez m'en dispenser : C'est assez que pour vous je lui sois infidèle, Sans m'engagcr encore à des conseils contre elle. Oronle est avec vous, qui, comme ambassadeur.

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