RS1N0É, CLÉONE
CLÉONE
Vous lui cacbez, madame, un dessein quilcloucbe
ARSlNOt:.
Jecrainsipi'en rapprenant son coeur ne s'effaroucbe; Je crois ipTa la visrlu par les Romains instruit De ce que je prc|)are il ne m'ùle le fiuit, El ne conçoive mal qu'il n'est fourbe ni crime Qu'un trône acquis pai' là ne rende K-gitime.
CLliONK.
J'aurais cru les Romains un peu moins scrupul«!iix, Et la mort d'Annibal m'eût fait mal juger d'eux.
ARSINOÉ
Ne leur impute pas une telle injustice : Un Romain seul l'a faile, et par mon arlilice. Rome l'eût laissé vivre, et sa légalité N'eût [«oint forcé les lois de rbospitalité. Savante à ses dépens de ce qu'il savaitfaire. Elle le souliiail mal auiirés d'un adversaire, Mais quoique, [lar ce triste et ]trudent souvenir. De cbez Anliocbus elle l'ait fait bannir, Elle aurait vu couler sans crainte et sans envie Cbez- un jtrince allié les restes de sa vie. Le seul Flaminius, trop piqué de l'affront Que son père défait lui laisse sur le front, " Car je crois que lu sais que, quand l'aigh; romaine Vit cboir ses légionsaux .bords du Trasiiiu''iie, Flaminius son père en était général, El (piil y tomba mort de la main d'Annibal ; Ce lils donc, ([u'a pressé la soif de la vengeance.