ACTE V, ^CEN E V
Celle porle secrèle iii iioih favi»ii>e. Mais, pour faoiiiler daiilaiit mieux l'enlippri^o, Monliez-vous à t e peuple, el tlallaiit son •ounoiix. Arnu?ez-!e <!u moins àdéballre "avec vous; Failes-liii {lerdre temps, lantlis qu'en assnrann' La ^'alère s'éloigne avec sou espérance. S'il force 1»^ palais, et ne l'y Itouve plus, Vous ff^ez l'omme lui \c sutf'iis, le confus ; Vous accuserez Home, et prorneltrez ven.?'^an<o Sur ((uicnntjue sera de son intelligence. Vous enverrez aprt''s, sitôt qu'il sera jour, Kt vous lui donnerez l'espoir d'un prompt lelour, Où mille etupècliemenl que vous ferez voui-nièmi' Pfiuiront de toutes parts aider au slralagème. Quelque aveugle transport qu'il témoigne aujoui-- II n'at len tera rien ta nt qu'il «Ta indra pour lui.M'Iiui, Tant qu'il présimieia son elfort inulih-. Ici la délivrance en parait liop facile ; Kt s'il l'obtient, seigneur, il faut fin'r vous «^t moi : S'il le voit à sa lèle, d en fera son loi ; Vous le jugez vous-même. •
l'RLsrvs.
Ah ! j'avoùrai, madame.
Que le ciel a versé ce conseil d;»ns votre âme. Seigneur, se peut-il voir rien de mieux concerté ?
FLAMINIIS.
Il vous assure et vie, et gloire, et liberté; Kt vous avez d'ailleurs Laodice en otage : Mais ({ui | erd temps ici perd tout son avantage.
pRLsrvs. Il n'en faut donc plus perdre : allons-y de ce pas.
ARSINOÉ
Ne prenez avec vous qu'Araspe et trois soldats : Peut-èlre un plus grand nombre aurait quelque in- J'irai chez Laodice, et m'assurerai d'elle. |iidèle. Atlale, où lourez-vous .'
ATTALE
Je vais de mon côté De ce peuple mutin amuser la fierté, A votre stratagème en ajouter tjuf^bpio autre.
ARSINOÉ
Songez que ce n'est qu'un que mon sort et le vôtre, Que vos seuls intérêts me mettent en danger.
ATTALK.
Je vais périr, madame, ou vous en dégager.
436 MCOMKDE, TRAGÉDIE.
AHSINOK.
Allez donc. J'aperçois la reine d'Arménie.