ACTE I, SCÈNE III
Tout ce que je disais l'assurait de mes vœux. Le combat ^l'^iirral aujourd'hui se hasarde; J'en sus hier la nouvelle, el je n'y pris pas irarde; Mon esprit rejetait ces funestes objets, Charmé des doux pensers d'hymen et de la paix. La nuit a dissipé des erreurs si charmantes; Mille sonp-es allreux, mille images saniilanles. Ou plutôt mille amas do carnaee et d'horreur, M'ont arraché ma joie, et rendu ma terreur. J'ai vu du sang', des morts, et n'ai rien vu de suite ; Un spectre en paraissant prenait soudain la fuite ; Ils s'elfaçaicnt l'un l'autre ; et chatpie illusion Redoublait mon ell'roi par sa confusion.
JULIE
(-'est en contraire sens qu'un songe s'interprète.
CAMILLE
Je le dois croire ainsi, puisque je le souhaite; Mais je me Irouve enfin, malgré tous mes souhaits; Au jour d'une bataille, et non pas d'une paix.
JULIE
Par là finit la guerre, et la paix lui succède.
CAMILLE
Dure à jamais le mal, s'il y faut ce remède ! Soit queRomeysuccombeoucprAlbe ait ledessous. Cher amant, n'attends plus d'élre un jour mon époux; Jamais, jamais ce nom ne sera pour un homme Qui soit ou le vainqueur, ou l'esclave de Rome. Mais quel objet nouveau se présente en ces lieux? Est-ce toi, Curiace ? en croirai-je mes yeux?