‹ Théatre choisi (volume 3)Chapitre 83 sur 373 · C.AMILLK · texte numérisé non relu

C.AMILLK

Recevez donc mes pleurs, c'est ce que je lui dois.

HuRACK

Rome n'en veut point voir après de tels exploits. Et nos deux frères morts dans le malheur des armes Sont troj) payés de sang pour exiger des larmes; Quand la perte est vengée, on n'a plus rien perdue.

CAMILLE

Puisqu'ils sont satisfaits par le sang répandu, Je cé^serai pour eux de paraître affligée. Et j'oublîrai leur mort (|ue vous avez vengée; Mais qui me vengera de celle d'un amant Pour me faire oublier sa perte en un moment ?

HORACE

Que dis-tu, malheureuse?

ACTK IV , SCCXE V. 97

CAMILI.K.

0 mon cher Curiace!

HORACE

0 d'une indigne .sa}ur insu|t|)Orlahle audace ! Diin ciuienii piildir dont j<* reviens vaiin|ueiir Lcnonie-stdansta lioiii'lit' ctrainotir dans Ion oœuri Ton ardeur ciiniim-lle à la veng-cance aspire! Ta Ijouche la dtinandf, et Ion eu'ur la resfiire! Suis moins ta passion, règle mieux les désirs. Ne me lais plus rougii' d'enlr-ndre les soupirs : Tes llamrnes désormais doivent étic étoiiflées, lîaniiis-les de ton àmt', et songe à mes tiopliées; (Ju'ils soient dorénavant ton unique entretien.

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