AUTRE PROLOGUE
UNE BERGÈRE, chantent.
Votre plus haut savoir n’est que pure chimère, Vains et peu sages médecins ;
Vous ne pouvez guérir, par vos grands mots latins, La douleur qui me désespère :
Votre plus haut savoir n’est que pure chimère.
* Seul prologue indiqué dans l’édition de 1674 où il est précédé des indications suivantes : 4Le théâtre représente une forêt. L'ouverture du théâtre se fait par un bruit agréable d’instruments. Ensuite une bergère vient se plaindre tendrement de ce qu’elle ne trouve aucun remède pour soulager les peines qu’elle endure. Plusieurs Faunes et /Egipans, assemblés pour des fêtes ct des jeux qui leur sont particuliers, rencontrent la bergère. Ils écoutent ses plaintes, etforment ua spectacle très divertissant, » :
Hélas! hélas! je n’ose découvrir Mon amoureux martyre Au berger pour qui je soupire, Et qui seul peut me secourir.
Ne prétendez pas le finir, Ignorants médecins ; vous ne sauriez le faire : Votre plus haut savoir n’est que pure chimère. Ces remèdes peu sûrs, dont le simple vulgaire Croit que vous connaissez l’admirable vertu, Pour les maux que je sens n’ont rien de salutaire : Et tout votre caquet ne peut être reçu Que d’un MALADE IMAGINAIRE.
Votre plus haut savoir n’est que pure chimère, Vains et peu sages médecins, etc.
Le théâtre change ef représente une chambre.