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SECONDE FEMME MORE

Quand d’aimer on nous presse, À quoi songez-vous ?

Nos cœurs, dans la jeunesse, N'ont vers la tendresse Qu'un penchant trop doux.

L’amour a, pour nous prendre, De si doux attraits,

Que, de soi, sans attendre, On voudrait se rendre À ses premiers traits;

Mais tout ce qu’on écoute Des vives douleurs

Et des pleurs qu’il nous coûte, Fait qu’on en redoute Toutes les douceurs.

TROISIÈME FEMME MORE Il est doux, à notre âge, D’aimer tendrement

Un amant Qui s'engage;

Mais, s’il est volage Hélas! quel tourment!

QUATRIÈME FEMME MORE L'amant qui se dégage N'est pas le malheur.

La douleur Et la rage, C’est que le volage Garde notre cœur.

SECONDE FEMME MORE Quel parti faut-il prendre

Pour nos jeunes cœurs ?

QUATRIÈME FEMME MORE Devons-nous nous y rendre, Malgré ses rigueurs ?

ENSEMBLE Oui, suivons ses ardeurs, Ses transports, ses caprices, Ses douces langueurs :

S’il a quelques supplices, Il a cent délices Qui charment les cœurs.

ENTRÉE DE BALLET

Tous les Mores dansent ensemble, ef font sauter des singes qu’ils ont amenés gl'ec CUX,

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