SCÈNE IV. — ARNOLPHE, ALAIN, GEORGETTE ALAIN Monsieur
ARNOLPHE Approchez-vous; vous êtes mes fidèles, Mes bons, mes vrais amis; et j’en sais des nouvelles. ALAIN Le notaire.
ARNOLPHE Laissons, c’est pour quelque autre jour.
On veut à mon honneur jouer d’un mauvais tour;
Et quel affront pour vous, mes enfants, pourrait-ce être Si l’on avait ôté l’honneur à votre maître!
Vous n’oseriez après paraître en nul endroit;
Et chacun, vous voyant, vous montrerait au doigt. Donc, puisque autant que moi l'affaire vous regarde,
Il faut de votre part faire une telle garde,
Que ce galant ne puisse en aucune façon...
GEORGETTE Vous nous avez tantôt montré notre leçon.
ARNOLPHE Mais à ses beaux discours gardez bien de vous rendre. ALAIN Oh! vraiment...