acte IV, scène ii
g. Yqr. Et lorsque notre hymen allume son flambeau. (1641-60)
120 TTOTnCE.
N'attaquez plus ma gloire avec tant de douleurs1, Et laissez-moi sauver ma vertu de vos pleurs ; Je sens qu'elle chancelle, et défend mal la place :
pitié
Allez, ne m'aimez plus, ne versez plus de larmes, Ou j'oppose l'offense à de si fortes armes ; Je me défendrai mieux contre votre courroux, t
Et pour le mériter, je n'ai plus d'yeux pour vous : 500 v\
Vengez-vous d'un ingrat, punissez un volage. '
Vous ne vous montrez point sensible à cet outrage 1 a Je n'ai plus d'yeux pour vous, vous en avez pour moi\ En faut-il plus encor? je renonce à ma foi.
Rigoureuse vertu dont je suis la victime, 595
Ne peux-tu résister sans le secours d'un crime t
CAMILLE
Ne fais point d'autre crime, et j'atteste les Dieux
Qu'au heu de t'en haïr, je t'en aimerai mieux;
Oui, je te chérirai, tout ingrat et perfide, ■
Et cesse d'aspirer au nom de fratricide. 600
Pourquoi suis-je Romaine, ou que n'es-tu Romain
Je te préparerois des lauriers de ma main ;
Je t'encouragerois, au lieu de te distraire ;
Et je te traiterais comme j'ai fait mon frère.
Hélas ! j'étois aveugle en mes vœux aujourd'hui : 605
J'en ai fait contre toi quand j'en ai fait pour lui.
Il revient : quel malheur, si l'amour de sa femme -
Ne peut non plus sur lui que le mien sur ton âme I