ACTE V, SCÈNE III
Elle n'a plus de vœux que pour la monarchie, 1770
Vous prépare déjà des temples, des autels, Et le ciel une place entre les immortels ; Et la postérité, dans toutes les provinces, Donnera votre exemple aux plus généreux princes.
AUGUSTE
J'en accepte l'augure, et j'ose l'espérer : 1775
Ainsi toujours les Dieux vous daignent inspirer I Qu'on -redouble demain les heureux sacrifices Que nous leur offrirons sous de meilleurs auspices, Et que vos conjurés entendent publier Qu'Auguste a tout appris, et veut tout oublier *. 1780
1. On peut rapprocher des deux derniers actes de Cinna la fin rie la Clemenza di Tito, drame lyrique de Métastase. C'est une élégante imitation de Corneille, où les senti raeuLs héroïques sont, je ne dirai pas effacés, mais affaiblis et mollement tempérés par la douceur harmonieuse et les grâces insinuantes du langage. Voyez surtout le monologue de Titus, et le commencement de la scène du pardon (scènes vn et xin du III* acte).