SCÈNE II ESTHER, ÉMSE, *.* Ctuipt
uni dbs Israélites chante derrière le théâtre.
Ma sœur, quelle voix nous, appelle? H 5
UNf AJJTBE.
J'en reconnois les agréables sons.
C'est la Reine.
TOUTES RBUI.
Courons, mes sœurs, obéissons, La Reine nous appelle :
Allons, rangeons-nous auprès d'elle.
lueruntque insurgera in Regem, et occidere eum. Quod Mardo chaeum non latuit, statimque nuntiavit regins Esther ; et illa Régi, e|L npmine Jlardochsj, qui ad se rem detuJerat. 9 (Esther, 11 ,21
1. Le Livre <T Esther (n, 9) parle de jeunes filles attachées au service o> la Reine : * Septem puallas speejosissimas de dômo Régis.» On peqt supposer qu'elles étaient Juives ; Esther jeune avec elles : « Egocum ancillis mejg.... jejunabo. * (Etlher, iv, 16.)
î. Nulle part l'allusion à Mme de Vaintenon n'es? plus claire, et l'on peut luj appliquer ce passage plus affirmativement que ne le fait Louis Racine, qui dit dans ses Remarque* sur Esther : « Ces quatre vers sont conformes à ce que l'Écriture sainte rapporte d'Esther (voyez particulièrement le chapitre wv du Livre d'Esther, versets |5-1$). On croyoit cependant que le poète f avott voulu peindre Mme de Jlajii tenon. 9
*•. Ce vers est la traduction du premier vers de V Œdipe Roi de Sophocle, avec le seul changement du nom propre:
Tû -ctfxva, KAlpou to9 «AXau vi« Tf of^.