‹ Théâtre classique, contenant le Cid, Horace, Cinna, Polyeucte, de P. Corneille; Britannicus, Esther, Athalie, de J. Racine; Mérope, de Voltaire; le Misanthrope, de MolièreChapitre 362 sur 619 · SCÈNE II ESTHER, ÉMSE, *.* Ctuipt · texte numérisé non relu

SCÈNE II ESTHER, ÉMSE, *.* Ctuipt

uni dbs Israélites chante derrière le théâtre.

Ma sœur, quelle voix nous, appelle? H 5

UNf AJJTBE.

J'en reconnois les agréables sons.

C'est la Reine.

TOUTES RBUI.

Courons, mes sœurs, obéissons, La Reine nous appelle :

Allons, rangeons-nous auprès d'elle.

lueruntque insurgera in Regem, et occidere eum. Quod Mardo chaeum non latuit, statimque nuntiavit regins Esther ; et illa Régi, e|L npmine Jlardochsj, qui ad se rem detuJerat. 9 (Esther, 11 ,21

1. Le Livre <T Esther (n, 9) parle de jeunes filles attachées au service o> la Reine : * Septem puallas speejosissimas de dômo Régis.» On peqt supposer qu'elles étaient Juives ; Esther jeune avec elles : « Egocum ancillis mejg.... jejunabo. * (Etlher, iv, 16.)

î. Nulle part l'allusion à Mme de Vaintenon n'es? plus claire, et l'on peut luj appliquer ce passage plus affirmativement que ne le fait Louis Racine, qui dit dans ses Remarque* sur Esther : « Ces quatre vers sont conformes à ce que l'Écriture sainte rapporte d'Esther (voyez particulièrement le chapitre wv du Livre d'Esther, versets |5-1$). On croyoit cependant que le poète f avott voulu peindre Mme de Jlajii tenon. 9

*•. Ce vers est la traduction du premier vers de V Œdipe Roi de Sophocle, avec le seul changement du nom propre:

Tû -ctfxva, KAlpou to9 «AXau vi« Tf of^.

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