‹ Théâtre classique, contenant le Cid, Horace, Cinna, Polyeucte, de P. Corneille; Britannicus, Esther, Athalie, de J. Racine; Mérope, de Voltaire; le Misanthrope, de MolièreChapitre 400 sur 619 · LA TROISIÈME · texte numérisé non relu

LA TROISIÈME

C'est son breuvage le plus doux.

ÉLISE

Chères sœurs, suspendez la douleur qui vous presse, 955 Chantons, on nous l'ordonne; et que puissent nos chants Du cœur d'Âssuérus adoucir la rudesse, Comme autrefois David par ses accords touchants Calmoit d'un roi jaloux la sauvage tristesse* !

(Tout le reste de cette scène est chanté.)

UNE ISRAÉLITE

Que le peuple est heureux, 960

Lorsquun roi généreux, Craint dans tout l'univers, veut encore qu'on l'aime I Heureux le peuple ! heureux le roi lui-môme 1

1. C'est une image analogue à celle-ci : « Fuerunt mini lacryma mes panes die ac nocte. » (Psaume xu, 4.)

2. « Quandocunque spiritus malus arripiebat Saul, David tollebat citharam, et percutiebat manu sua, et refocillabatur Saul, et levais habebat; recedebat enim ab eo spiritus malus. » (Livre I des Rois, xvi, 23.)

TOUT LB CHOEUR

0 repos ! 6 tranquillité f 0 d'un parfait bonheur assurance éternelle, 965

Quand la suprême autorité Dans ses conseils a toujours auprès d'elle La justice et la vérité I

(Cet quatre stances sont chantées alternativement par une voix seule et par tout le chœur.)

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