SCÈNE i
ZACHAR1E, SALOMlTU, La Grava
salowth.
Cher Zacharie, hé bien ? que nous apprenes>vou« * ? 1510
S4CHAB1B.
Redoublez au Seigneur votre ardente prière. Peut-être nous touchons a notre heure dernière* Pour l'horrible combat, ma sœur> Tordre est donné«
Èàumirn, Que fait Joas ?
EAGHAfUB.
Joas vient d'être couronné.
Le grand prêtre a sur lui répandu l'huile sainte ". 1615
0 Ciel I dans tous les yeux quelle joie étoit peinte k l'aspect de ce roi racheté du tombeau I Ma sœur, on voit encor la marque du couteau On voit paroltre aussi sa fidèle nourrice, Qui, cachée en un coin de ce vaste édifice, 1520
Gardoit ce cher dépôt, et n'avoit de ses soins Que les yeux de ma mère et que Dieu pour témoins. Nos Lévites pleuroient de joie et de tendresse. Et mêloient leurs sanglots à leurs cris d'allégresse. Lui, parmi ces transports, affable* et sans orgueil» 1525 A l'un tendoit la main, tlattoit l'autre de l'œil,
1. « Le premier vers de cet acte rime Avec l'antépénultième du précédent. Racine a cru pouvoir en user ainsi, parce tua le chœur lie les deux actes ensemble, et que Salomitn, qui termine le quatrième acte, commence le cinquième. * (SéiittMênti dé V Académie eut Athalie.)
x. « Unxit quoque illum Joïada pontife*, et nul éjus. » QA+n U des Paralipomène», nui, 11.)
3. Le mot affable était ancien dans la langue, mais l'usage en fiait devenu rare. L'exemple de Racine et des meilleur! écrivains le remit en honneur.