‹ Théâtre classique, contenant le Cid, Horace, Cinna, Polyeucte, de P. Corneille; Britannicus, Esther, Athalie, de J. Racine; Mérope, de Voltaire; le Misanthrope, de MolièreChapitre 535 sur 619 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

POLYPUQNTE, ÉROl

POLTPHOîfTB.

A ses emportements, je croirais qu'à la fin

Elle a de son époux reconnu l'assassin ;

Je croirais que ses yeux ont éclairé l'abîme

Où dans l'impunité s'était caché mon crime. 870

Son cœur avec effroi se refuse à mes vœux ;

Mais ce n'est pas son cœur, c'est sa main que je veux :

Telle est la loi du peuple; il le faut satisfaire1

Cet hymen m'asservit et le fils et la mère ;

Et par ce nœud sacré, qui la met dans mes mains, 875

Jeji'en fais qu'une esclave utile à mes desseins.

Qu'elle écoute à son gré son impuissante haine :

Au char de ma fortune il est temps qu'on l'enchaîne.

filais vous, au meurtrier vous venex de parler *

Qfce pensez-»vous de lui?

Éaox.

Rien ne peut le troubler; 880

Simple dans ses discours, mais ferme, invariable, La mort ne fléchit point cette âme impénétrable. J'en suis frappé, Seigneur, et je n'attendais pas Un courage aussi grand dans un rang aussi bas. J'avouerai qu'en secret moi-même je l'admire. 88ô

POLTPHONTI

Quel esl-il, en un mot?

faox Ce que j'ose vous dire, C'est qu'il n'est point, sans doute, un de ces assassins Disposés en secret pour servir vos desseins.

POLTPBOWTE.

Pouvez-vous en parler avec tant d'assurance0 1. Ce vers et les trou suivants ont été ajoutés en 1748.

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