ACTE I, SCÈNE II
ORONTE
Ht moi, je vous soutiens que mes vers sont fort bons.
ALCESTE
}our les trouver ainsi» vous avez vos raisons;
lais vous trouverez bon que j'en puisse avoir d'autres 385
lui se dispenseront de se soumettre aux vôtres.
ORONTE
1 me suffit de voir que d'autres en font cas.
ALCESTE
l'est qu'ils ont l'art de feindre; cf. moi, je ne l'ai pas.
ORONTE
!royez-vous donc avoir tant d'esprit en partage ?
ALCESTE
i je louois vos vers, j'en aurois davantage. 390
ORONTE
3 me passerai bien que vous les approuviez *.
ALCESTE
faut bien, s'il vous plaît, que vous vous en passiez.
ORONTE
î voudrois bien, pour voir, que, de votre manière, )us en composassiez sur la même matière.
m pourrois, par malheur, faire d'aussi méchants ; 395
lis je me garderois de les montrer aux gens.
ORONTE
>us me parlez bien ferme, et cette suffisance...
ALCESTE
itre part que chez moi cherchez qui vous encense.
ORONTE
lis, mon petit Monsieur, prenez-le un peu moins haut.
ALCESTE
foi, mon grand Monsieur, je le prends comme il faut. 400
PHniNTE, se mettant entre deux.
! Messieurs, c'en est trop. Laissez cela de grâce.
ORONTE
1 j'ai tort, je l'avoue, et je quitte la place. suis votre valet, Monsieur, de tout mon cœur
ALCESTE
moi, je suis, Monsieur, votre humble serviteur *.
Je me passerai fort que vous les approuviez. (1682.) . « Je ne crois pas qu'on puisse rien voir de plus agréable que te scène. Le sonnet n est point méchant, selon la manière d'écrire ujourd'hui ; et ceux qui cherchent ce que l'on appelle pointes ou tes, plutôt que le bon sens, le trouveront sans doute bon. J'en même» à la première représentation de cette pièce, qui se firent er pendant qu'on représentent cette scène; car ils crièrent que
Ail