‹ Théâtre classique, contenant le Cid, Horace, Cinna, Polyeucte, de P. Corneille; Britannicus, Esther, Athalie, de J. Racine; Mérope, de Voltaire; le Misanthrope, de MolièreChapitre 569 sur 619 · ACTE I, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE II

ORONTE

Ht moi, je vous soutiens que mes vers sont fort bons.

ALCESTE

}our les trouver ainsi» vous avez vos raisons;

lais vous trouverez bon que j'en puisse avoir d'autres 385

lui se dispenseront de se soumettre aux vôtres.

ORONTE

1 me suffit de voir que d'autres en font cas.

ALCESTE

l'est qu'ils ont l'art de feindre; cf. moi, je ne l'ai pas.

ORONTE

!royez-vous donc avoir tant d'esprit en partage ?

ALCESTE

i je louois vos vers, j'en aurois davantage. 390

ORONTE

3 me passerai bien que vous les approuviez *.

ALCESTE

faut bien, s'il vous plaît, que vous vous en passiez.

ORONTE

î voudrois bien, pour voir, que, de votre manière, )us en composassiez sur la même matière.

m pourrois, par malheur, faire d'aussi méchants ; 395

lis je me garderois de les montrer aux gens.

ORONTE

>us me parlez bien ferme, et cette suffisance...

ALCESTE

itre part que chez moi cherchez qui vous encense.

ORONTE

lis, mon petit Monsieur, prenez-le un peu moins haut.

ALCESTE

foi, mon grand Monsieur, je le prends comme il faut. 400

PHniNTE, se mettant entre deux.

! Messieurs, c'en est trop. Laissez cela de grâce.

ORONTE

1 j'ai tort, je l'avoue, et je quitte la place. suis votre valet, Monsieur, de tout mon cœur

ALCESTE

moi, je suis, Monsieur, votre humble serviteur *.

Je me passerai fort que vous les approuviez. (1682.) . « Je ne crois pas qu'on puisse rien voir de plus agréable que te scène. Le sonnet n est point méchant, selon la manière d'écrire ujourd'hui ; et ceux qui cherchent ce que l'on appelle pointes ou tes, plutôt que le bon sens, le trouveront sans doute bon. J'en même» à la première représentation de cette pièce, qui se firent er pendant qu'on représentent cette scène; car ils crièrent que

Ail

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