L'INFANTE, LÉONOR
l'infant*.
Où viens-tu, Léonor?
LÉONOR
Vous applaudir, Madame *, Sur le repos qu'enfin a retrouvé votre âme.
L'INFANTE. I ■ A à
D'où viendroit ce repos dans un comble d'ennui? AtAzyW
Konor.
Si l'amour vit d'espoir, et s'il meurt avec lui, 1608
Rodrigue ne peut plus charmer votre courage. Vous savez le combat où Ghimène l'engage : Puisqu'il faut qu'il y meure, ou qu'il soit son mari, Votre espérance est morte, et votre esprit guéri.
l'infante.
Ah ! qu'il s'en faut encor* 1
LÉONOR
Que pouvez-vous prétendre? 1G05
l'infantb.
Mais plutôt quel espoir me pourrois-tu défendre ? Si Rodrigue combat sous ces conditions, Pour en rompre l'effet, j'ai trop d'inventions. L'amour, cèaôux auteur de mes cruels supplices, Aux esprits des amants apprend trop d'artifices. 1610
LÉONOR
Pourrez-vous quelque chose, après qu'un père mort
1. Var. Entre eux un père mort sème si peu de haine. (1637-60! t. Var, Vous témoigner, Madame,
L'aise que je ressens du repos de votre àme. (1637-56) 3. Var. Oh 1 qu'il s'en faut encor 1 (1637-56)