‹ Théâtre classique, contenant le Cid, Horace, Cinna, Polyeucte, de P. Corneille; Britannicus, Esther, Athalie, de J. Racine; Mérope, de Voltaire; le Misanthrope, de MolièreChapitre 74 sur 619 · L'INFANTE, LÉONOR · texte numérisé non relu

L'INFANTE, LÉONOR

l'infant*.

Où viens-tu, Léonor?

LÉONOR

Vous applaudir, Madame *, Sur le repos qu'enfin a retrouvé votre âme.

L'INFANTE. I ■ A à

D'où viendroit ce repos dans un comble d'ennui? AtAzyW

Konor.

Si l'amour vit d'espoir, et s'il meurt avec lui, 1608

Rodrigue ne peut plus charmer votre courage. Vous savez le combat où Ghimène l'engage : Puisqu'il faut qu'il y meure, ou qu'il soit son mari, Votre espérance est morte, et votre esprit guéri.

l'infante.

Ah ! qu'il s'en faut encor* 1

LÉONOR

Que pouvez-vous prétendre? 1G05

l'infantb.

Mais plutôt quel espoir me pourrois-tu défendre ? Si Rodrigue combat sous ces conditions, Pour en rompre l'effet, j'ai trop d'inventions. L'amour, cèaôux auteur de mes cruels supplices, Aux esprits des amants apprend trop d'artifices. 1610

LÉONOR

Pourrez-vous quelque chose, après qu'un père mort

1. Var. Entre eux un père mort sème si peu de haine. (1637-60! t. Var, Vous témoigner, Madame,

L'aise que je ressens du repos de votre àme. (1637-56) 3. Var. Oh 1 qu'il s'en faut encor 1 (1637-56)

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