‹ Théâtre complet, 1622-1673Chapitre 150 sur 223 · MASCARILLE, POLI DORE, VALÈRE · texte numérisé non relu

MASCARILLE, POLI DORE, VALÈRE

MASCARILLE

Les disgrâces souvent sont du ciel révélées :

J'ai songé cette nuit de perles défilées

Et d'ceufs cassés : Monsieur, un tel songe m'abat,

VALÈRE

Chien de poltron !

POLIDORE

Valère, il s'apprête un combat Où toute ta valeur te sera nécessaire.

Tu vas avoir en tète un puissant adversaire.

MASCARILLE

Et personne, Monsieur, qui se veuille bouger Pour retenir des gens qui se vont égorger ! Pour moi, je le veux bien; mais, au moins, s'il arrive Qu'un funeste accident de votre fils vous prive, Ne m'en accusez point.

Non, non; en cet endroit, Je le pousse moi-même à faire ce qu'il doit.

MASCARILLE Père dénaturé!

VALÈRE

Ce sentiment, mon père, Est d'un homme de cœur, et je vous en révère.

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