ACTE QUATRIÈME
ANDRÉ, très ému.
Certainement.
THOUVENIN, à Denise et à sa mère.
Et comme vous n’avez pas d'installation à Paris, mesdames, et que j'en ai une très spacieuse, RS vous offrir l'hospitalité jusqu’au moment du mariage, et cela au nom de madame Thouvenin qui sera très heureuse de vous recevoir, et chez laquelle je vais vous conduire, car je vous demande la permission de vous accompagner à Paris.
MADAME BRISSOT
Merci, monsieur. Je ne puis pas vous dire combien je vous suis reconnaissante.
THOUVENIN
Quand vous serez prêtes, mesdames, vous me trouverez ici. Moi, je suis tout prêt.
MADAME BRISSOT
Dans une demi-heure.
Madame Brissot et Denise sortent accompagnées par Thouvenin qui se retourne une dernière fois vers André, qui se contente de saluer.
BRISSOT, s’approchant de Bardannes.
Monsieur le comte, encore une fois pardon, n’est-ce pas?
ANDRÉ
Embrassez-moi, mon cher Brissot.
BRISSOT
Oh! de grand cœur! (Pleurant sur l'épaule d'André.) Ah... je suis bien malheureux, allez...
ANDRÉ
Moi aussi, je vous le jure. Il est entendu que vous | restez ici avec moi.
BRISSOT
Oui, puisque vous êtes assez bon pour le vouloir encore.
Il sort après avoir serré la main à Thouvenin et en pleurant malgré lui.
THOUVENIN, bas, à madame de Thauzette.
Allez prévenir votre fils, et qu’il parte avant nous.
MADAME DE THAUZETTE, à André.
Dois-je prendre congé de Marthe?
ANDRÉ
Certainement, mais ici. Je désire que ce soit de vous qu’elle reçoive l’explication qui lui est due. Soyez assez bonne pour lui faire dire de venir vous retrouver quand le moment vous conviendra.