ACTE PREMIER
d’autres femmes que celles de Bagdad, puisque celles-ci étaient reconnues insuffisantes, et de l'envoyer directement à Paris.
| TRÉVELÉ.
Aux grands maux les grands remèdes. :
GODLER.
Mais ce n’était pas tout; il fallait que la beauté à la recherche de laquelle on était fût d’une qualité particulière, et que celle qu'on n’épouserait pas ne différât que par le rang de celle qu’on épouserait. Bref, ce n’était pas une Lycœænion, c'était une véritable Chloé que l’on cherchait pour l'instruction de ce Daphnis et il ne fallait pas que ce fussent jeux de petits enfants.
TRÉVELÉ.
Je vois poindre la jeune Lionnette. Mais comment les
choses arrivérent-elles ?
C’est ce qui fera le sujet du chapitre suivant. L’ambassadeur de Bagdad venait quelquefois avec nous, le soir, manger des marrons et boire du cidre chez la mère Duranton.
TRÉVELÉ.
Et il trouva moyen d’amener le jeune prince à manger les cerises et les amandes !
$ GODLER.
Lequel prit tellement goût à ces fruits exquis, qu'ilne voulait plus manger autre chose, qu’il ne voulait plus s’en aller, qu’il ne voulait plus étudier, qu’il ne voulait plus régner ; il voulait épouser. Cependant le roi, renseigné et rassuré, rappelait son fils. Il fallait retourner à Bagdad. Daphnis pleurait, Chloé aussi. ”
TRÉVELÉ.
Vous êtes roi, vous pleurez et je pars.