ACTE DEUXIÈME
sans moi, qu'est-ce que le portier va penser ? » Alors, ma foi! je lui ai tout dit, au portier.
LUCIEN
Bien!
CÉLESTIN
Il a attendu. Il a tiré le cordon à monsieur, quand monsieur est rentré, et,un quart d'heure après, à madame, quand madame est revenue; car madame est revenue pas plus d’un quart d'heure après monsieur.
LUCIEN
Vous êtes un brave homme, Célestin.
CÉLESTIN
Je n’ai pas besoin de dire à monsieur le comte qu'il n’y a qu’Élisa, le portier et moi qui sachions l’histoire. LUCIEN.
Ça suffit bien !
CÉLESTIN
N’empêche que je me disais de temps en temps : mon-
sieur le comte se fera pincer, il ne se cache pas assez. Et madame aime tant monsieur le comte.
LUCIEN
Tenez, prenez ceci et ayez toujours plus de quarante sous dans votre poche.
Il lui donne un billet de 500 francs.
CÉLESTIN
Oh! merci, monsieur le comte. (11 met le nillet dans son
portemonnaie, A part, en sortant.) Bah! Madame pardonnera. Il sort.