‹ Théâtre completChapitre 9 sur 149 · SCÈNE VII SAMUEL, SAMPTON · texte numérisé non relu

SCÈNE VII SAMUEL, SAMPTON

SAMPTON.

Oui, mon ami... oui, c'est moi... N'avez-vous pas chez vous... ?

SAMUEL

Je sais ce que vous chercliez... Une jeune fille, n'est-ce pas?... dix-sept ou dix-huit ans ?

SAMPTON.

C'est cela.

SAMUEL

Arrivée il y a vingt minutes ?

SAMPTON.

C'est cela.

SAMUEL

Et qui repart dans une heure?

SAMPTON.

C'est cela.

SAMUEL

Eh bien, je vais la faire prévenn* que vous êtes ici.

SAMPTON.

J'attends.

SAMUEL

Mary, prévenez la jeune demoiselle que M. Sampton attend son bon plaisir, et demandez-lui si elle le recevra dans sa chambre ou si elle passera ici.

LA FEMME DE CHAMBRE

J'y vais, monsieur.

SAMUEL

Dites donc, monsieur Sampton, savez-vous que, si l'on toute une mauvaise langue, on ferait de drôles de conjectures sur une jeune fille de dix-huit ans qui voyage comme cela avait seule ?

SAMPTON.

Et l'on aurait tort, mon cher Samuel j car elle se rend à l'invitation que je lui ai faite moi-même,

SAMUEL

Alors, vous la connaissez donc ?

HALIFAX 13

SAMPTON.

Je ne la connais pas; mais j'ai connu sa mère, et sa mère, en mourant, m'a chargé de lui remettre un collier auquel est attaché un secret de famille.

SAMUEL

Ah !... vraiment... Et ce secret?...

SAMPTON.

Mon cher Samuel, j'ai dit tout, ce que je pouvais dire; ne m'en demandez pas davantage; d'abord je ne sais rien de plus.

LA FEMME DE CHAMBRE, rentrant.

La jeune demoiselle attend M. Sampton.

SAMPTON, passant dans la chambre.

C'est bien... Merci.

(Dsort.)

Page 1