‹ Théâtre complet (volume 2)Chapitre 101 sur 288 · ACTE I, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE IV

Quoi de neuf?

PLESNOIS.

Pas grand'ehose. Au cercle, on parle de la candidature de Brassac, mais je n'y crois pas... Il ne serait pas nommé...

HELENE

Brassac, c'est ?.

PLESNOIS.

Une espèce de banquier. Le directeur de la Banque Franco-Etrangère !

JACQUES

Qu'est-ce que ça vaut ?

PLESXOIS.

Bien. Seulement Brassac est un homme à qui tout réussit à la Bourse en ce moment. Alors, ça lui fait une situation sur le Boulevard. Vous savez comment on l'appelle? Bébé !

HÉLÈNE, riant.

Bébé ! Pourquoi ?

PLESNOIS.

Parce qu'il est joufflu et qu'il a l'air très bon garçon. Je reconnais d'ailleurs qu'il est bien parti et qu'à moins d'être arrêté un jour par la déveine...

Ou par la gendarmerie.

PLESNOIS.

Il ira loin. Mais, à mon avis, on aurait le plus grand tort de le recevoir au cercle. (Regardant sa montre.) La troisième course est finie depuis longtemps... Marguerite m'avait affirmé qu'elle serait ici à...

JACQUES

Elle va venir, ne soyez pas inquiet. Avec qui est-elle allée aux courses, madame Plesnois?

PLESNOIS.

Avec Le Houssel et Molineuf.

HÉLÈNE

Toujours, jaloux, alors?...

PLESNOIS.

Moi? Je n'ai plus aucune jalousie, ma parole. Quand j'étais jaloux, je ne m'en cachais pas.

HÉLÈNE

Et c'est fini?

PLESNOIS.

Oui, parce que j'ai raisonné. Qu'est-ce que la jalousie?

JACQUES, f.iisnnt signe n Hélène de lire la lettre du notaire.

Vous permettez que ma femme achève cette lecture ?

Faites donc.

HÉLÈNE

Vous m'excusez?...

(Elle sort. !

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