ACTE II, Ier TABLEAU, SCENE I
BRASSAC
Ils montent, vos Turcs, ils ne font que monter.
ÉGLANTINE
C'est que les temps sont durs., n'est-ce pas, Mirette ?
MIRETTE
Bigre !
ÉGLANTINE
Au fait, Le Houssel et moi, vous savez... Eh bien! c'est fini, nous deux.
BRASSAC
Dommage !
MIRETTE
Et moi, avec Gontran et le petit baron... C'est fini, nous trois !
Allons, assez bavarde', sauvons-nous vite. Nous déjeunons chez Blanche Corset à une heure, mon cher. Ce qu'on déjeune tard dans cette maison !
MIRETTE
C'est ennuyeux, parce que ça vous coupe votre après-midi. Moi, j'ai justement quelque chose à faire... Tu sais ce que j'ai à faire, hein ! comme c'est gai... (ABrassac) Seulement, il n'y avait pas moyen de refuser, parce que Blanche nous présente son nouveau...
BRASSAC
Et combien êtes-vous à déjeuner?
MIRETTE
Des tas... les deux sœurs Broquet, Toto, Germaine Piston... rien que des amies à vous... On passera cette après-midi, préparez-nous des gâteaux...
BRASSAC
Comme tous les jours, ma chérie.
ÉGLANTINE, à Pervenche qui cause avec Pigoche.
Viens-tu, Pervenche?
PERVENCHE
Je vous suis.
MIRETTE
Au revoir, Bébé, à tantôt.
A tantôt.
BRASSAC
Allez, jeunes gens, et travaillez, travaillez ferme !
(Sortent Mirette et Églantine.)
PERVENCHE, à Brassac.
As-tu revu monsieur Herbaut, depuis l'autre soir?
BRASSAC
Je l'attends aujourd'hui... (A Pigoche. Tu n'as pas oublié de lui téléphoner ?
PIGOCHE.
Il sera ici dans un quart d'heure.
PERVENCHE
Quel charmant garçon, tu ne trouves pas?
BRASSAC
Gharmuit... il me plaît beaucoup. .
PERVENCHE
11 faudra être gentil avec lui...
BRASSAC
S'il veut m'écouter... je ferai sa fortune...
PERVENCHE
Ah ! je serais joliment contente.
Dépêche-toi d'aller déjeuner.