‹ Théâtre complet (volume 2)Chapitre 3 sur 288 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

Les Mêmes, VARINOIS, entrant, un journal h la main. VARINOIS-

Bonne promenade, mes enfants ?

MADAME VARINOIS.

N'est-ce pas, Auguste, que tu as eu un duel ?

VARINOIS.

Parfaitement. Il y a de cela environ vingt-cinq ans. J'étais allé avec Eudoxie à une exposition de peinture...

Tiens ! comme nous.

VARINOIS.

Nous nous trouvions devant une femme nue. — je la vois encore d'ici, — c'était la première femme nue, à droite, en entrant. Eudoxie s'est disputée avec un monsieur qui L'empêchait de voir. Le monsieur La appelée « toquée » !

Déjà !

MADAME VARINOIS.

C'est ce qui prouve que les hommes étaient aussi grossiers il y a vingt ans qu'aujourd'hui, mais ils étaient peut-être moins. . . Regardant Bridel. timides.

LUCIENNE

Enfin, ne parlons plus de cette histoire-là.

MADAME VARINOIS.

Qui ne se renouvellera pas. Ton mari met trop de mauvaise grâce à nous accompagner pour que je le lui demande encore.

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