ACTE I, SCÈNE XIV
années de statistique qui le démontrent avec une clarté effrayante.
MADAME VARINOIS, à Bridel.
Que vous disais-je? (ABluche.) Docteur, je vous présente monsieur Bridel, mon gendre, et monsieur Leverquin, mon autre gendre.
LE DOCTEUR
Enchanté... (Continuant.) Et il y a à cela mille raisons. J'en cite une au hasard. A la campagne, vous êtes forcé de vous coucher de honne heure. Or, c'est la nuit que Ton respire le mieux. Rien n'est donc malsain comme de se coucher tôt.
Pourtant, les poules...
LE DOCTEUR
Les poules se couchent tôt, c'est exact, mais aussi qu'est-ce qu'elles vivent ? Trois ou quatre ans à peine. Si c'est cela que vous cherchez...
MADAME VARINOIS.
Ah! ah!...
LOUISETTE, entrant.
Madame est servie.
MADAME VARINOIS.
Docteur, je prends votre bras.
(Edmond offre son bras à Lucienne, Albert h Estelle, et les deux couples rentrent dans la salle à manger en riant. Denoizeau les suit arec Varînoîs. Eclats de voix. Rires. Bousculade. Soiiie très gaie. Bridel et Leverquin restent les derniers.)
BRIDEL, ù Leverquin.
Est-ce là un intérieur pour un avoué et pour un fabricant de produits chimiques?