ACTE II, SCÈNE V
EDMOND, lui prenant le menton.
De quoi nous mêlons-nous, ma petite Louisette?
LOUISETTE
Oh ! vous n'êtes pas obligé de me répondre.
EDMOND
Ça t'intéresse donc que je sois ou que je ne sois pas amoureux de madame Bridel?
Ça me fait de la peine.
EDMOND
Eh!
LOUISETTE
Oui, ça me chagrine de voir un garçon comme vous, un beau garçon comme vous, perdre son temps avec une dame qui ne l'aime pas et ne l'aimera jamais.
EDMOND
Voilà une idée !
LOUISETTE
Nous autres femmes, nous sentons ces choses-là.
EDMOND
Mais tu n'en sais rien, ma pauvre enfant. Tune sais pas ce qui s'est passé hier entre madame Bridel et moi.
LOUISETTE, prête à pleurer.
Madame vous a cédé ?... Oh î
EDMOND
Mais non, mais non... Elle ne m'a pas cédé, malheureusement.
LOUISETTE, les larmes aux yeux et sortant.
Tous mes souhaits, monsieur Edmond.
EDMOND, à part.
Cette petite est amoureuse de moi..., c'est très ennuyeux.
(Rentre madame Varinois.)