ACTE I, SCENE II
MADAME VARINOIS.
Monsieur Edmond Toury.
BRIDEL, faisant la grimace.
Ce boursier ? Hum !
MADAME VARINOIS.
Monsieur Toury n'est pas un boursier. C'est un gentleman qui s'occupe d'opérations de bourse.
Et qui vous fait jouer.
J'ai gagné trente mille francs, l'année dernière. Vous n'aimez pas monsieur Toury, je vois?
Pas du tout, oh! mais là, pas du tout!
MADAME VARINOIS.
Voilà qui est fâcheux... Nous avons encore monsieur de Hupont...
Un gommeux !
MADAME VARINOIS.
Un jeune homme des plus distingués. . . membre de trois clubs... Et c'est tout. Maintenant, mon gendre, que vous êtes renseigné, je vais enlever mon chapeau et faire un brin de toilette.
(Elle sonne. Paraît Louisette, tête baissée, air triste. LOUISETTE.
Madame?
MADAME VARINOIS.
Il n'est pas venu de visite en mon absence ?
LOUISETTE
Non, madame.
MADAME VARINOIS.
Toujours triste, mon enfant ?
Toujours, Madame.
MADAME VARINOIS.
Vous ne vous consolez pas ?
LOUISETTE
Lentement, bien lentement, et encore grâce aux bontés de Madame.
MADAME VARINOIS.
Ah ! les chagrins d'amour ! ... Ne regrettez rien, Louisette... Vous êtes bien heureuse d'avoir des chagrins d'amour... Venez m'aideràm'habiller...
(Elle sort avec Louisette.)