SCENE III
JOUNEL, CLOTILDE.
CLOTILDE
Je vous avertis, dans votre intérêt, que vous êtes en train de devenir tout à fait ridicule.
JOUXEL.
Moi?
CLOTILDE
C'est votre secrétaire qui vous dicte mainte-
nanti... D'abord il n'y a pins que lui ici! Vous ne voyez que par lui!... Ah! il a bien mis la main sur vous, ce monsieur! Quant à moi, il me salue à peine, c'est charmant !
JOUNEL.
Tu es glaciale avec lui, quand tu n'es pas agressive... Il ne tient pas à se faire rudoyer, ce garçon-là.
CLOTILDE
Rudoyer! Voilà des expressions!... Je rudoie les gens à présent !
JOUNEL.
Enfin ! toi qui l'avais reçu d'abord si aimablement! Mais oui!... la première fois qu'il a dîné avec nous à Savigny, tu as été très gracieuse... Puis, tout d'un coup, tu as complètement changé de ton à son égard... Ce soir, à table, tu ne lui as pas adressé la parole... Je l'ai parfaitement remarqué... Lui aussi l'a remarqué.
CLOTILDE
Il vous en a fait l'observation ?
JOUNEL.
Discrètement. Alors, il s'est tenu à sa place.
CLOTILDE, après une liésilulion.
Mon ami?...
JOUNEL.
Quoi?
CLOTILDE
Vous ne savez pas ce que vous allez faire si vous voulez être bien gentil... et je ne dis pas seulement gentil... je dis... intelligent, retenez bien ceci... intelligent.
JOUNEL.
Voyons.