‹ Théâtre complet (volume 3)Chapitre 232 sur 269 · SCENE IX · texte numérisé non relu

SCENE IX

Les Mêmes, LE BARON DE TINOIS.

ROBERT, allant à sa rencontre.

Mon cher baron, voilà qui est gentil ! Comment ça va depuis des années qu'on ne vous a pas vu?

LE BARON

Trop aimable, cher ami, trop aimable... 1 Amélie: Mes hommages, chère madame.

AMÉLIE

Oue vous êtes rare, mon cher baron ! Il ne fau-

dra plus rester si longtemps sans venir voir vos amis.

LE BARON

Votre accueil me comble de joie... Bonjour, La Herche!

LA IIERCIIE.

Bonjour, mon brave ami, bonjour !

LE BARON, à Robert le regardant.

Quelle mine ça a, ces jeunes gens ! Moi, je me maintiens, mais avec les plus grandes difficultés.

AMÉLIE

Vous êtes magnifique !

LE BARON

J'ai reçu un coup bien dur pour mon âge, voyez-vous ?

AMÉLIE

Ah! oui...

LE BARON

Il y avait dans mon amour pour votre cousine, madame Vilmenard, mieux qu'une passion sénile... il y avait ça aussi... mais il y avait mieux... il y avait une superstition.

LA HERCHE.

Gomment ça?

LE BARON

J'avais la conviction que si j'épousais madame Vilmenard, je vivrais cent ans...

LA HERCHE.

Bigre ! Mais vous vivrez cent ans tout de même, puisque vous en épousez une autre.

LE BARON

Eh! non... mon mariage est rompu.

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