‹ Théâtre complet (volume 3)Chapitre 252 sur 269 · ACTE III, SCÈNE XVIII 40t · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE XVIII 40t

LA HEHCHE.

Encore, ce n'est donc pas fini?

ROBERT

Il faut que je m'absente vingt-quatre heures, il faut que j'aille au Havre.

LA HERCHE.

Au Havre !

ROBERT

Ne me demande pas pourquoi... Tu vas dire à ma femme que tu as besoin de moi pour des affaires, des affaires urgentes... Tiens, pour ce procès que tu vas avoir à Tours et dont tu nous parlais hier.

LA HERCHE.

Ah ! non ! et mille fois non ! Je ne veux plus me mêler de cette histoire d'Hortense, dont j'ai par-dessus la tête !

ROBERT

Eh ! il s'agit bien de cette histoire !

LA HERCHE. scandalisé.

Il s'agit d'une autre ?

ROBERT

Une aventure imprévue, une trombe. Il me faut vingt-quatre heures de liberté ! Si tu refusais, tu serais cause d'un désastre... et je ne te le pardonnerais jamais !

LA HERCHE.

Tu es effrayant ! tu es effrayant !

ROBERT

Je suis victime d'une série de fatalités... Metstoi à ma place...

LES PASSAGERES

LA IIERCIIE.

Je suis déjà assez embêté d'être à la mienne!... Tu es un débauché, voilà ce que tu es... Tu n'as pas d'excuse!... Après ce qui vient de se passer, tu aurais encore l'impudence de raconter des blagues à ta femme?... Ah çà ! est ce que tu t'imagines qu'elle te croira? Est-ce que tu t'imagines qu'elle a encore confiance en toi, la malheureuse?

ROBERT, rayant entrer Amélie.

Tais-toi !

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