SCENE X
GEORGES, BOLARD, puis MADAME HÉLION et MADAME GRANGER.
BOLARD.
Je ne comprends plus, tu sais... Pourquoi refuses-tu ce que t'offre Hélion, très gentiment d'ailleurs.
GE< iRGES.
llélion ne m'est pas sympathique.
BOLARD.
Raison de plus pour lui emprunter de l'argent... Et comment vas-tu partir.'
GEORGES
Je ne pars plus.
BOLARD.
Tu ne pars plus ?
i,i i iRGES.
Non... Je te demande pardon, mon cher ami, et je le remercie encore.
BOLARD.
Que se passe-t-il donc? Voyons, mon vieux, je t'autorise à me faire des confidences.
GEORGES
Mais...
BOLARD.
Parle donc ! Ne fais plus l'enfant avec moi.
Oh! mon histoire est bien simple et bien bête!
BOLARD.
Dis toujours.
GEORGES
J'aime une femme qui ne m'aime pas.
BOLARD.
Voilà une personne qui a le souci de ton avenir ! Et qu'est-ce que Hélion a à voir là dedans?
GEORGES
Eh! elle, lui plaît!... Elle est seule, pauvre; elle travaille pour gagner des sommes ridicules...
BOLARD.
Hum!
GEORGES
Qui sait si elle ne finira pas par se lasser de l'existence qu'elle mène, et alors, elle sera à la merci de celui qui lui offrira une situation, de l'argent...
BOLARD.
Diable! Il est clair que... Est-ce que je la connais?
GEORGES
C'est elle que tu as aperçue chez moi, sur la terrasse.