‹ Théâtre complet (volume 4)Chapitre 174 sur 261 · SCENE IX ADOLPHE, LÉONTINE · texte numérisé non relu

SCENE IX ADOLPHE, LÉONTINE

LÉONTINE, tout en jouant.

Je n'ai pas de chance, décidément.

ADOLPHE

Mais si... seulement tu n'es pas raisonnable et tu ne sais pas arranger ta vie.

LÉONTINE

Tu crois ?

ADOLPHE

Tu aurais besoin de bons conseils.

LÉONTINE

Donne-m'en.

ADOLPHE

Je t'en ai déjà donné... Je n'en ai plus.

LÉONTINE

Moi qui me faisais une fête de venir chez toi, pendant quelques jours, me reposer ! Je viens d'être embêtée, d'avoir des ennuis de toutes sortes, des huissiers : ce n'est pas gai pour une femme. Je me disais : « 11 est seul, en garçon, il ne reçoit personne, — car tu ne reçois personne? — En quoi est-ce que je le gênerais?... Au fond, malgré tout, il a un peu d'amitié pour moi, on est resté camarades. » Je m'étais trompée, voilà tout.

ADOLPHE, ému.

Je t'ai expliqué.

LÉONTINE

C'est bien. N'en parlons plus.

ADOLPHE, à part.

Non ! non, ce serait une galle un peu trop forte,

Cette fois-ci. (Léontine s'appuie tout à coup sur le piano et se met à sangloter.) Qu'est-ce que tu as ?

LÉONTINE

Rien... mais rien.

Ain ILPHE.

Pourquoi pleures-tu?

LÉONTINE

Ne t'en occupe pas.

ADOLPHE

Voyons, ne te mets pas dans des états pareils.

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