‹ Théâtre complet (volume 4)Chapitre 176 sur 261 · ADOLPHE LÉONTINE · texte numérisé non relu

ADOLPHE LÉONTINE

ADOLPHE

Ce serait trop long à t'expliquer, et d'ailleurs, je ne le sais pas moi-môme.

LÉONTINE

Je n'insiste pas... Je ne veux déranger en rien tes petites habitudes. Mais, tu sais, mon chéri, je ne suis pas une ingrate et je me rends très bien compte des sacrifices que tu fais pour moi.

ADOLPHE

Inutile de parler de ça.

LÉONTINE

Si, si, au contraire. Tu es un homme très délicat et très gentil avec ton air de rien. Quand je pense que tu as laissé prononcer le divorce en ma faveur...

ADOLPHE

Pour mauvais traitements et injures graves.

LÉONTINE

On a cru que tu me battais. Ça peut t'empêcher un jour de te remarier.

ADOLPHE

Je l'ai fait exprès.

LÉONTINE

Tu as beau rire. Il n'y a peut-être personne, parmi les gens les plus chics que j'ai connus, qui serait capable de se conduire comme tu le lais.

ADl (LPHE.

Oh!

LÉl >NTINE.

Je t'assure, ça a toujours été mon opinion, et même quand j'ai eu la bêtise de te tromper avec Emile, je n'avais pas pour lui le quart de l'estime que j'ai pour toi.

ADOLPHE

Ce n'est pas la peine de rappeler... Ce qui est passé est passe'.

(Il fait un mouvement. Léontine se lève.

Tout ça serait très triste si on y réfléchissait; heureusement que moi j'ai une drôle de nature et je n'y réfléchis jamais.

ADOLPHE

Oh ! ça ! Jamais.

LÉONTINE

Mais, vois-tu, Adolphe, je n'oublierai pas

Comme tu as été bon... (Allant de nouveau s'asseoiv sur

ses genoux.) Et je voudrais qu'il t arrivât un jour une histoire très désagréable, et dont moi seule

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