‹ Théâtre complet (volume 4)Chapitre 238 sur 261 · ACTE III, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE II

à te revoir, car j'ai beaucoup d'affection pour toi, ma parole. Je t'aime un peu comme si tu étais mon frère.

ADOLPHE

Moi aussi, je t'aime beaucoup. Mais enfin...

LÉONTINE

Non, non... tu m'as rendu un tas de services que tu n'étais pas obligé de me rendre. Tu m'as prêté de l'argent.

ADOLPHE

Ne parlons pas de ça.

Pardon. Aujourd'hui, je suis riche... Je veux m'acquitter...

ADOLPHE, protestant.

Mais pas du tout !

LÉONTINE

Permets, c'est mon affaire. En outre, le baron est très inlluent dans le pays : je m'occuperai de toi, de ton avenir...

ADOLPHE

Je t'en supplie, Léontine, ne te mêle pas de ces choses-là ! Et puis, sapristi, il ne faut pas nous tutoyer comme ça! Supposez qu'on nous entende nous tutoyer, on trouverait ça extraordinaire.

LÉONTINE

Oui, peut-être.

ADOLPHE

Vous voyez... pour toutes sortes de raisons, il serait de la dernière imprudence que je reste à Châtellerault.

LÉONTINE

Gela me fera beaucoup de peine quand vous partirez, Adolphe.

ADOLPHE, se tournant.

Entre le baron. Costume de chasse, fusil en bandoulière. Carnier. )

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