ACTE III, SCÈNE VII
PLANTIN, au baron.
Voilà plusieurs mois que je veux vous faire une visite, mon cher baron. Mais j'ai été retenu à Paris. Nous avons eu à la Chambre une session très mouvementée. Impossible de m'échapper.
LE BARON
J'ai suivi de loin vos succès, mon cher Plantin.
PLANTIN, se tournant vers le baron.
Trop aimable.
LE BARON
Vous déjeunez avec nous ?
PLANTIN
De grand cœur.
ADOLPHE, à part.
Oh ! là là i
PLANTIN
Sans compter que je vais avoir l'honneur, j'espère, d'être présenté à madame la baronne.
ADOLPHE, à part.
Allons bon !
PLANTIN
On la dit exquise...
LE BARON
Je ne vous ai pas avisé de notre mariage, mon cher Plantin. il a eu lieu dans la plus stricte intimité.
PLANTIN
J'ai su cela.
LH BARON, allant à la cantonnade.
Boucat, priez madame de vouloir bien venir jusqu'ici.
ADOLPHE, à Plantin. à part.
Au nom du ciel, ne manifeste aucun étonnement.
PLANTIN, à part.
Pourquoi veux-tu que je sois étonné ?
ADOLPHE
Ne ris pas, et quand tu me parleras, ne m'appelle pas Adolphe, appelle-moi Vincent.
PLANTIN
Hein?
Vincent! oui, Vincent... Appelle-moi Vincent ! et ne sois étonné de rien, je t'en supplie.
PLANTIN
Que le diable!...
ADOLPHE
Tais-toi !
Entre Lèontinë.)